Leurs maladies
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Maladies estivales du chat:

Les chats, au contraire des chiens, supportent assez mal la chaleur qui déclenche chez eux des troubles cutanés sans gravité, mais gênants. De plus, l'été est, pour eux, la saison d'un certain nombre de maladies plus sérieuses comme le typhus et le corysa, qu'il convient de soigner rapidement et énergiquement.

Des affections cutanées bénignes sont directement liées à la hausse de la tempé- rature: chute de poils, démangeaisons, eczéma au niveau du torse, des lombaires, parfois accompagnées de petits boutons sur le cou. Dans ce cas si les phénomènes incommodent beaucoup l'animal, le vétérinaire aura recours à des désensibilisants en piqûres ou en comprimés, qui le calmeront.

La mue saisonnière est naturelle puisque le pelage n'est en realité, qu'une pro- tection contre les éléments en hiver. En été, la fourrure a donc tendance à se raréfier. De plus les maladies psychosomatiques existent chez l'animal et amplifient le déclen- chement de cet etat. Ne pas oublier que le chat se lèche beaucoup et avale son surplus de poils morts. Il s'ensuit des désordres digestifs: formation de bouchons que l'animal rejette parfois avec de la bile ou de la nourriture. Lui administrer des comprimés vomi- tifs spéciaux pour le débarrasser des corps inhabituels qui lui encombrent l'estomac, de réduire son alimentation, pas en quantité, mais en calories, et d'incorporer à sa pâtée, 2 ou 3 jours de suite, 1 fois dans la journee, 1 cuillerée d'huile de paraffine.


Collier Anti- puces:


À la campagne, le collier anti-puces est une excellente précaution. Il faut le choisir élastique, ce qui permet au chat de se dégager s'il se laisse prendre dans des fils bar- belés ou à une branche d'arbre.

Les insecticides à pulvériser doivent être maniés avec précautions, dans la mesure où le produit risque d'incommoder le chat autant que le parasite: l'avis d'un praticien est donc indispensable avant l'usage.

Syndrome urologique félin (ou blocage urinaire):

Les principales causes de cette affection tiennent à des erreurs non seulement d'alimentation mais aussi d’abreuvement. Cette maladie touche généralement les chats entre l'âge de 2 ans et 6 ans. Quelques facteurs qui lui sont associés sont : l'âge, le sexe, la stérilisation, l'obésité, une diminution de l'activité physique qui peut entraîner une consommation d'eau plus faible et une miction (pipi) moins fréquente; les diffé- rences génétiques et les infections virales et bactériennes; l'accumulation de pierre ou de calculs dans les voies urinaires inférieures pourraient être impliquées dans de nom- breux cas. L'une des conditions retrouvée le plus fréquemment est le blocage des voies urinaires associée à la formation de cristaux de struvite.

Si le chat est naturellement prédisposé à la formation de calculs vésicaux, c'est à cause d'une trop importante concentration urinaire. Et ce, parce que le chat n'est pas un très gros buveur. En effet, l'espèce étant originaire du désert, elle s'est habituée à éco- nomiser l'eau. Si bien que le chat n'urinera en moyenne qu'une fois par jour.

Encore faut-il que sa litière soit propre. Il préférera même se retenir plutôt que de s'accroupir sur une litière trop crottée. Ce qui favorise immanquablement tant la for- mation que le grossissement des pierres.

D'autres part, habitué à l'état sauvage à croquer des proies lui fournissant des repas humides, le chat domestique a peu développé dans la nature son réflexe de soif. D'où le danger de déshydratation et de la "maladie de la pierre".

Enfin la trop grande concentration en magnésium dans certaines nourritures félines a un effet déterminant dans le développement des calculs de phosphates ammoniaco- magnésiens, encore appelés "struvites". Lesquels représentent de 82 a 90% des calculs de la vessie chez les chats. Finalement le manque d'acidité de l'urine (pH supé- rieur a 6,6) en favorisera aussi la formation. Une diminution du pH, pendant un temps limité et sous contrôle vétérinaire, permettra tout au contraire de dissoudre ces dou- loureux struvites. Et donc de les éliminer sans intervention chirurgicale.

Le SUF peut se produire chez le mâle ou la femelle. Les mâles sont prédisposés à un problème spécifique associé à une obstruction de l'urètre (à cause de l’anatomie de leur urètre qui est plus long, plus étroit et plus courbé que celui des femelles). La mala- die des voies urinaires inférieures (MVUI) non obstructives est plus répandue chez les femelles. Grâce à la formation de leur urètre, les obstructions sont rares chez les chattes.

Une fois l’urètre bloqué, la vessie continue à se remplir d’urine et à accumuler les déchets métaboliques. Ces déchets ne pouvant plus être éliminés, ils retournent dans la circulation sanguine et intoxiquent le chat. Il cessera alors de manger, s’affaiblira, pourra vomir et souffrir de "maux de ventre" importants. Son état pourra dégénérer jusqu’aux arythmies cardiaques et l’état de choc si une attention médicale appropriée ne lui est pas apportée à temps.

Le traitement de ce syndrome requiert très souvent une hospitalisation qui sera plus ou moins longue selon la gravité de la situation. Certains chats doivent même être opérés d’urgence pour permettre de leur reconstituer un circuit urinaire fonctionnel. Les chats obèses de plus d’un an sont plus à risque que les autres.

Les symptômes

- Il urine un peu partout plutôt que dans sa boîte à litière.
- Il s'efforce d'uriner, mais ne laisse passer que quelques gouttes.
- Son urine contient des traces de sang
- Il miaule en urinant et lèche ses parties génitales plus fréquemment qu'à l'habitude.
- Il vomit, est déprimé, souffre de déshydratation, d'un manque d'appétit et,
- Il visite la boîte de litière fréquemment.
- Il force beaucoup en urinant.

A titre préventif:

- Favoriser un abreuvement maximal en renouvelant l'eau fraîche 2 fois par jour au
moins.
- Éviter les bols en plastique. ils pourraient s'imprégner, à la longue, d'odeurs
désagréables.
- Changer régulièrement la litière du chat et la placer dans un endroit tranquille.
- Lui fournir une nourriture possédant une faible teneur en magnésium (moins de
20 mg/ 100 kilocalories).
- Encourager le chat à prendre de l'exercice et à jouer, particulièrement en hiver
quand il passe plus de temps a l'intérieur.
- Minimiser les facteurs qui pourraient causer le stress, tels que l'exposition au
mauvais temps, des changements d'environnement et des bouleversements sur le
plan émotionnel.
- Prévoir des visites régulières chez le médecin vétérinaire.
- Effectuer tout changement à la diète graduellement, sur une période de plusieurs
jours


Maladie de Lyme:

Appelée ainsi parce que les premiers cas ont été signalés dans la ville de ce nom située au Connecticut, USA. La maladie de Lyme est une infection bactérienne trans- mise par une tique et touchant autant les humains que les animaux. La bactérie s'appelle BORRELIA BURGDOFERI.

L'agent responsable de cette maladie est la tique. Quand une tique contaminée par la bactérie pique un animal, le sang de ce dernier devient infecté à son tour. On peut contracter cette maladie dans toute région habitée par des tiques porteuses de Borrelia burgdoferi. Les régions boisées et isolees où les gens vivent ou passent leurs vacances, constituent l'habitat naturel des tiques et de cette bactérie.

Les symptômes de la maladie sont: arthrite, apparition soudaine d'une douleur aigüe et d'une boiterie, fièvre - léthargie, perte d'appétit, dépression. Si la maladie est décelée au stade précoce, plusieurs antibiotiques se révèlent efficaces pour soigner la maladie.

Prévention: inspecter l'animal surtout s'il revient d'un boisé ou d'un endroit avec des hautes herbes. Le traiter régulièrement avec des produits anti-puces ou contre les tiques (consulter le vétérinaire). Faire vacciner l'animal pour plus de sécurité.
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26/10/03